• Louis Bréguet : un seigneur de l'industrie aéronautique française.

    Le Domaine d'Armainvilliers, à Ozoir-la-Ferrière, est parfois appelé "domaine Bréguet", "résidence Bréguet" ou "quartier Bréguet", en référence au promoteur immobilier "Bréguet", le constructeur de la plupart des maisons de notre résidence. Il semble que ledit promoteur soit le fils du pionnier de la construction aéronautique en France. Je souhaite partager avec les visiteurs de ce blogue un article de Gérard-Michel Thermeau trouvé sur sur le site de Contrepoints. Il nous parle de Louis Bréguet.

     

    Louis Bréguet-Wikimedia Commons

    Louis Bréguet-Wikimedia Commons

     
     

    Ingénieur, pilote et chef d’industrie, tel se présente Louis Bréguet (Paris, 2 janvier 1880 – Saint-Germain en Laye, 4 mai 1955). Un ouvrage l’a retenu parmi les cent hommes qui ont fait la France du XXe siècle. Ce pionnier de l’aviation a connu une carrière d’une exceptionnelle longévité. II a mis au point le premier hélicoptère et le premier hydravion et n’a cessé d’être actif pendant 60 ans ! Mais cet homme exceptionnel s’inscrit dans une tradition familiale d’innovations. Il a su également s’appuyer sur son réseau familial : un frère brillant polytechnicien, mais aussi l’âge venant, sur son fils et ses neveux intégrés à ses affaires.

    Une famille d’innovateurs

    Fils et petit-fils de physiciens, Louis Bréguet avait de brillants aïeux. Aussi le désigne-t-on souvent avec ses deux prénoms, Louis-Charles pour éviter toute confusion avec les deux autres Louis Bréguet. Le premier Bréguet, son bisaïeul, Abraham-Louis (1747-1823), génie de l’horlogerie, s’était fait un nom dans la fabrication en série de montres et la mise au point de chronomètres de précision.

    Ses liens d’amitié avec son compatriote neuchâtelois Marat lui avaient sauvé la vie sous la Révolution. Son grand-père, Louis-François Clément (1804-1883), membre de l’Institut, dont le nom est inscrit sur la Tour Eiffel, met au point un télégraphe électrique. Il se fixe à Douai et fabrique des équipements de navigation.

    Très tôt orphelin d’un père polytechnicien, il fait des études brillantes au lycée Condorcet et au lycée Carnot couronnées par un baccalauréat ès sciences. Un ami de son père, le physiologiste Charles Richet, a éveillé son intérêt pour les sciences. Il se rend souvent à l’usine familiale pour bricoler diverses choses. Louis a seize ans lorsque Charles Richet le fait participer au lancer d’un engin volant équipé d’un moteur à vapeur ; expérience qui sera à l’origine de sa vocation aéronautique.

    La passion pour les machines volantes

    Louis suit ainsi la tradition familiale et intègre l’école supérieure d’électricité (Supélec) dont il sort major en 1900. Il prend la direction de la section électricité de l’entreprise familiale, la maison Bréguet, spécialisée dans la construction de moteurs électriques, mais ne tarde pas à se passionner pour les machines volantes. Ses travaux le conduisent à l’invention de la balance aérodynamique afin d’évaluer les conséquences du vent sur des surfaces planes.

    Sa première société (1905) est abritée sous un petit hangar attenant à l’usine familiale. Le champ de betteraves voisin sert de piste d’essai.

    Sous la tutelle de Charles Richet, et avec l’aide de son frère Jacques, un polytechnicien, il conçoit en 1907 une machine volante à décollage vertical. Son gyroplane qui s’arrache une minute à 60 cm du sol ouvre modestement la voie à l’hélicoptère.

    Les prototypes suivants offrent un curieux modèle hybride entre l’hélicoptère et l’avion. Ils témoignent d’une idée récurrente chez Bréguet : faire décoller un engin volant à partir de surfaces réduites. Mais il est sans doute trop tôt.

    Aussi Louis va réorienter ses recherches du côté de l’aéroplane.

    Louis Bréguet, industriel et pilote

    En 1908, il quitte la maison Bréguet et fonde la Société des ateliers d’aviation Bréguet-Richet qui devient en 1910 la Société des ateliers d’aviation Louis Bréguet (SAALB).

    La société Bréguet installe à Douai des bancs d’essais et investit dans la construction d’un bureau d’études, de bureaux commerciaux et l’achat de machines outils. Depuis l’été 1911, elle loue sur le plateau de Villacoublay de vastes terrains où elle transfère son école d’aviation de Douai en septembre 1912. Un atelier de montage des machines et de réparation est également créé.

    En 1909, le premier prototype est dessiné, construit et essayé : le Bréguet n° 1, premier d’une longue série.

    Ce grand sportif qui pratique entre autres la natation, l’escrime, le tennis et le rugby, ne va pas se contenter de fabriquer des engins volants. Il va très vite les piloter lui-même. C’est sur l’un d’entre eux, un prototype doté d’un moteur Renault de 50 CV (chevaux fiscaux), qu’il obtient son brevet de pilote le 19 avril 1910. Mais ce n’est pas sans quelque danger : à la fin du mois d’avril, il tombe d’une hauteur de vingt mètres. L’appareil n’y survit pas mais Louis est seulement blessé.

    Lire la suite sur le site Contrepoints.


    En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/11/27/271935-louis-breguet-seigneur-de-lindustrie-aeronautique#AZZHogIuiSZiHVcE.99
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