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La concurrence entre "Ricochets" et "Ozoir magazine".

À deux jours d'intervalle, j'ai trouvé dans ma boîte à lettres les deux périodiques d'information locale : "Ricochets", mercredi 8 octobre, puis "Ozoir magazine", vendredi 10.

Habituellement, je préfère nettement le premier, sur lequel je passe largement une heure, au second, auquel je consacre entre zéro et deux minutes. Pourtant, le trimestriel d'opposition est payant, contrairement à son concurrent, et la plupart de ceux qui contribuent à sa rédaction sont, à ma connaissance, des socialistes convaincus, ce qui n'est pas mon cas, loin s'en faut. Mais comme l'UMP (dont fait partie M. le Maire, je crois) et le FN sont, à mon avis, tout autant socialistes que le PS, ce ne peut être cet aspect des choses qui explique ma préférence.

Je crois que ce qui fait la différence, c'est le souci d'intéresser et de faire réfléchir le lecteur. Je le trouve manifeste pour "Ricochets" et quasi nul pour le magazine municipal. Je dois reconnaître que l'écart d'intérêt s'est un peu resserré à l'occasion des publications de ces derniers jours. J'ai passé à peu près cinq minutes sur "Ozoir magazine" où deux articles ont attiré mon attention : celui sur le golf des Agneaux ("Le plus beau golf de l'Est parisien !") et celui sur Stefan Aniol, triathlète ozoirien ("À l'assaut du Mont Rose - Alpes suisses"). Pour le reste, il m'a semblé voir une tentative de nous convaincre que si la dette de la ville augmentait de façon dramatique, c'était à cause de l'État et non pas des dépenses déraisonnables de la municipalité. Pour "Ricochets", j'ai aimé (ceci ne veut pas dire que j'étais d'accord, mais que je trouvais le sujet intéressant) l'éditorial, le courrier des lecteurs, et les articles ou rubriques consacrées à la vie locale ("Procès", "Quand Sainte-Thérèse laisse voir ses dessous", "Comment ça marche - La circulation à Ozoir", "Rebondissement au Clos-de-la-Vigne", "Le massif de l'Arc boisé : quand la forêt nous protège", "Rythmes scolaires à Ozoir ... et chez nos voisins", pages "Culture" et "Associations", tribunes libres, page "Commerces", mais aussi la rubrique "Ouvrages utiles" parlant de "Détache-moi ! Se séparer pour grandir", livre du pédopsychiatre Marcel Rufo, et de "Au secours, mon enfant rame à l'école !", livre de Claire-Lucie Cziffra, psychologue ozoirienne. D'autres articles ne m'ont pas laissé indifférent, mais ils pourraient se trouver dans n'importe quelle publication francophone : "La Chine : la destination très en vogue", "Une nouvelle recette de tarte Tatin" (page "eudémonisme"), "Lutte contre la corruption : une France à la traîne...", ainsi que deux pages "Jardinage".

Je ne crois pas que cette différence de qualité tienne aux personnes, sauf à la marge. À mes yeux, elle illustre remarquablement la supériorité du capitalisme (système fondé sur la propriété privée des moyens de production et d'échange) sur le collectivisme (système fondé sur la propriété collective des moyens de production et d'échange). Je trouve piquant de voir des chantres du socialisme (doctrine condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange) mettre en évidence la supériorité d'un système (capitalisme) et d'une doctrine (le libéralisme, qui prône la non-intervention de l'État dans la vie économique et sociale) qu'ils disent abhorrer. Car "Ricochets" est produit par Paroles d'Ozoir, association privée, alors qu'"Ozoir magazine" est produit par la mairie d'Ozoir, une collectivité.

J'ai conscience que mes propos peuvent sembler moqueurs, voire critiques, vis-à-vis de tel ou tel (notamment, l'équipe de rédaction de "Ricochets" et M. le Maire d'Ozoir-la-Ferrière). En réalité, il n'en est rien : je respecte au plus haut point ces personnes, même si je ne suis pas d'accord avec certains de leurs propos, de leurs opinions ou de leurs actes.

J'ai conscience également que l'exposé de mes opinions, ci-dessus, irritera une bonne partie des lecteurs de cet article. Je suis ouvert à toute discussion courtoise à ce propos.

Thierry Jallas

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J
Je suis d'accord, Jean-Pierre. Cela me semble très logique : avec le capitalisme, chaque propriétaire d'un moyen de production doit donner satisfaction à ses clients s'il veut prospérer, alors qu'avec le collectivisme (donc le socialisme), les moyens de production appartenant à tout le monde et étant gérés par les dirigeants politiques, ceux-ci s'en servent le plus souvent à leur propre avantage, en se moquant éperdument des clients et de la collectivité. C'est la raison pour laquelle le capitalisme me semble infiniment préférable au collectivisme / socialisme.
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J
Vu comme ça, c'est pas faux. Disons alors qu'il est difficile de comparer Ozoir Magazine et Ricochets car l'un est un outil de propagande et l'autre est un vrai journal.
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J
<br /> <br /> Merci à vous trois, Véronik, vive nico et Jean-Pierre.<br /> À Véronik : avez-vous des informations fiables à nous transmettre sur le fait que M. Oneto n’est plus UMP, mais sans étiquette ?<br /> A vive nico : bravo, car je trouve le résultat de très bonne qualité. En ce qui concerne la droite et la gauche, je ne fais pas vraiment la différence, hormis le fait qu’en général, les gens qui se disent de gauche affirment leurs convictions socialistes, alors que les gens qui se disent de droite ignorent le fait même que leurs idées sont socialistes.<br /> À Jean-Pierre : je crois que, si nos visions sont opposées, cela peut s’expliquer par le fait que nous ne nous sommes pas mis d’accord sur le sens des mots que nous employons. Aucune discussion n’est possible si nous n’utilisons pas un vocabulaire commun. Je vous propose donc d’avoir recours au dictionnaire (Le Petit Larousse 2002).<br /> Capitalisme : système économique et social fondé sur la propriété privée des moyens de production et d’échange.<br /> Collectivisme : système économique fondé sur la propriété collective des moyens de production.<br /> Socialisme : dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant toutes la propriété privée des moyens de production et d’échange.<br /> Communisme : doctrine prônant l’abolition de la propriété privée au profit de la propriété collective et, notamment, la collectivisation des moyens de production et la répartition des biens de consommation selon les besoins de chacun.<br /> Ainsi donc, si vous acceptez que nous utilisions ces définitions, je crois que nous n’aurons pas de difficulté à convenir que Ricochets, produit par une association libre de personnes privées, est un produit du capitalisme (il n’est pas nécessaire de détenir des capitaux pour être capitaliste et, inversement, on peut être immensément riche et défendre le collectivisme) alors qu’Ozoir-Magazine est un produit du collectivisme. Toute personne à la tête d’un État ou d’une collectivité locale (région, département, commune, …), quelle que soit son étiquette politique, s’inscrit dans le collectivisme.<br /> Je lis dans Wikipédia que « Les kolkhozes furent en effet massivement mis en place par Joseph Staline dans le cadre de la politique de collectivisation avec la suppression des exploitations agricoles privées. À partir de 1929, la participation à un kolkhoze ou à un sovkhoze fut rendue obligatoire par les autorités soviétiques ». Je ne pense pas que vive nico me démentira si j’écris que la participation à Paroles-d’Ozoir, éditeur de Ricochets, n’a jamais été rendue obligatoire. C’est la raison pour laquelle il me semble impossible de défendre l’idée que Ricochets n’est pas privé, que c’est du collectivisme, voire du communisme.<br /> Lorsque vous habitez dans une maison individuelle appartenant à un propriétaire privé (vous ou quelqu'un d'autre), plutôt que dans une HLM, propriété de la collectivité, vous marquez votre préférence pour le capitalisme plutôt que pour le collectivisme.
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J
J'y vois exactement le contraire : d'un côté le journal à la gloire d'un capitaliste acharné qui fait tout pour conserver ses avantages et couler son concurrent, de l'autre côté une bande "de doux rêveurs" (dixit le sus-dit capitaliste) qui fonctionnent un peu à la manière d'un kolkhoze, où chacun apporte ses idées et compétences bénévolement, sans autre but financier que de pouvoir payer l'imprimeur, ouvert à tous, à condition de ne pas "pousser le bouchon un peu trop loin" quand même (c'est un des rôles du comité de rédaction). Ce n'est pas du privé, c'est du collectivisme, voire du communisme dans le meilleur sens du terme.
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V
Je fais partie depuis le début de l'équipe qui est à l'origine de Ricochets.<br /> Aventure passionnante que de délivrer les infos qu'on veut nous cacher.<br /> Le plus drôle de l'histoire c'est que les gens de gauche disent que c'est un journal de droite et que ceux de droite que c'est un journal de gauche!<br /> J'y vois la preuve manifeste que notre souci d'informer sans parti pris est un succès et l'exemple même de la démocratie.<br /> Dommage que certains ne l'aient pas compris!
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